Les candidats La France Insoumise et La République en marche à la mairie de Paris proposent la création d’un service public pour éradiquer les punaises de lit.

Les punaises de lit s’invitent dans la campagne municipale. Environ 100.000 sites (logements, cinémas, hôtels, hôpitaux…) auraient été contaminés en France en 2018, selon la Chambre syndicale des industries de désinfection, désinsectisation et dératisation. En 2019, ce nombre devrait augmenter de 30%.

Un fléau du logement auquel certains candidats à la mairie de Paris ont décidé de s’attaquer, à plusieurs semaines des élections municipales. Danielle Simonnet, pour la France Insoumise, propose la création d’un service public pour éradiquer les nuisibles dont les punaises de lit, dans les immeubles d’habitations. Une idée que partage, une fois n’est pas coutume, le candidat LREM à la mairie de Paris Benjamin Griveaux. «Avec la brigade municipale antinuisibles, je propose un service public pour éradiquer les nuisibles, a-t-il déclaré lors d’une récente table-ronde organisée par la Fondation Abbé-Pierre, en présence d’autres candidats à la mairie de Paris. Pour les plus modestes, les frais seront pris en charge par la mairie. Pour les autres, les tarifs seront fixés en fonction des revenus». Une opération de désinsectisation peut coûter entre 300 et 350 euros.

Ce sujet tient d’autant plus à cœur à l’ancien porte-parole du gouvernement Philippe qu’il a été confronté personnellement à ce problème. «Je m’en suis débarrassé (des punaises de lit), mais ça a pris trois mois, explique-t-il à 20 minutesQuand je me fais piquer, ça ne se voit pas. Ce n’était pas le cas pour mes enfants et ma femme».

Actuellement, sachez que «les services de la Ville de Paris n’interviennent pas chez les particuliers, sauf les personnes en situation de précarité», précise la mairie. Si vous êtes locataire d’un logement social, vous devez contacter votre bailleur qui vous orientera vers un professionnel. Quant aux propriétaires et les locataires de logements privés, ils doivent appeler directement l’entreprise spécialisée.

Depuis fin 2018 et la promulgation de la loi logement, il est interdit de louer un logement infesté d’«espèces nuisibles et parasites» (article 142 qui modifie l’article 6 de la loi de juillet 1989). Autrement dit, les punaises de lit, cafards ou autre rats. Dans ce cas, le bien est considéré comme insalubre. Tout bailleur qui ne respecterait pas cette mesure s’expose à une amende comprise entre 50.000 et 100.000 euros.

Guillaume Errard -Le Figaro Immobilier