La société spécialisée dans le reciblage publicitaire, Criteo, a récemment vu son action chuter de 15,9%. La cause ? Une annonce faite par Google qui a déclaré vouloir supprimer les « third-party cookies ». Un coup dur pour les acteurs de ce marché… qui implique du changement pour les annonceurs.

Annonce choc de la part du géant américain : Google souhaite mettre fin d’ici à deux ans aux « cookies » tiers de son navigateur Chrome. Une douche froide pour les sociétés spécialisées dans le ciblage publicitaire, notamment pour Criteo qui a vu son action chuter lourdement mercredi 15 janvier suite à cette annonce. La licorne française a annoncé qu’il s’agissait de la première crise majeure que sa nouvelle dirigeante, Megan Clarken, devra gérer.

En effet, Criteo exploite les informations fournies par les cookies afin de tracer les internautes et placer des publicités « personnalisées » tout au long de leur navigation sur le Web. Une suppression des third-party cookies qui s’inscrit dans le programme « Sandbox Privacy » lancé par Google en août 2019. L’objectif : développer une nouvelle API qui devrait permettre de favoriser un ciblage groupé plutôt qu’individuel afin de, officiellement, limiter l’atteinte à la vie privée des internautes.

En 2018, Criteo avait déjà connu une baisse de ses actions lorsque le géant du web avait annoncé de possibles restrictions sur sa gestion des publicités tierces dans Chrome. La jeune pousse avait alors décidé de diversifier ses revenus en se lançant dans le marketing de commerce en ligne et la publicité sur les applications mobiles.

Quels changements pour les acteurs du Tourisme?

Pour les annonceurs, notamment pour les acteurs du Travel, cela voudrait donc dire qu’il leur sera obligatoire de travailler avec Google pour continuer de diffuser leur publicité et récolter les données des internautes grâce aux cookies. En effet, Google ne compte pas totalement bannir cette pratique et réfléchit à la manière d’améliorer sa propre plateforme de ciblage publicitaire. Une décision qui semble donc plus portée par un souci d’augmentation de sa part de marché que le respect de la vie privée des utilisateurs de Chrome.

Margot Ladiray-T.O.M