Une semaine après le début de la grève, l’impact est visible sur l’activité touristique. En effet, les voyageurs sont fortement perturbés par la situation actuelle dans les transports et cela entraîne de nombreuses annulations dans les hôtels. Les personnes préfèrent reporter leur voyage à une date ultérieure avec l’espoir que les perturbations auront cessé. Par notre partenaire MKG Consulting.

Le mois de décembre avait pourtant bien démarré pour les hôteliers français avec une fréquentation en progression sur les 3 premiers jours que ce soit dans la capitale ou en Province mais dès la veille du début du mouvement, la baisse des taux d’occupation a commencé. Le jeudi 5 décembre, l’hôtellerie francilienne affichait un recul de 10 points par rapport à l’an dernier avec un taux d’occupation qui était sous la barre des 70% alors qu’en temps normal la fréquentation est à plus de 80%.

Evolution fréquentation hotels

Il y a eu un léger sursaut durant le week-end ce qui montre que c’est principalement la clientèle affaires qui a anticipé les grèves en reportant leur séjour. (cf Graph 1 Evolution de la fréquentation depuis le 1er décembre).

En Province, toutes les villes n’ont pas été impacté de la même manière. Si des villes comme Bordeaux, Nice et Reims affichent une fréquentation stable par rapport à l’an dernier, on observe qu’à l’inverse Strasbourg avec son marché de Noël, Rouen ou encore Nantes enregistrent un recul de 10 points de leur taux d’occupation. De leur côté, les hôteliers lyonnais ont également été fortement impacté durant la Fête des Lumières (baisse de 4,7 points de la fréquentation). En effet, si le nombre de visiteurs est stable par rapport à l’édition précédente, la grève dans les trains a empêché bon nombre de touristes n’habitant pas l’agglomération lyonnaise de venir séjourner dans la capitale des Gaules (cf Graph 2 Evolution cumulée de la fréquentation du 4 au 11 décembre).

Evolution cumulée fréquentation

Les professionnels en attente des décisions syndicales Sur les prochains jours, l’état des réservations dans la capitale montre que la deuxième quinzaine de décembre devrait être légèrement mieux que l’an dernier sous réserve que la situation ne s’aggrave pas et que l’hémorragie des annulations s’arrêtent. Il est important de noter que l’an dernier à la même époque le mouvement des gilets jaunes avait débuté et commençait déjà à impacter l’activité hôtelière.

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