L’assureur avait lancé une assurance automatique pour couvrir les retards d’avion, basée sur la blockchain.

Axa stoppe son produit basé sur la blockchain. C’était pourtant l’un des seuls dans l’industrie du voyage, avec BTU Protocol.

« Désolé, mais l’expérience fizzy est terminée, explique Axa sur le site dédié à ce produit. Les polices achetées en amont restent bien sûr valides. Nous tenons à vous remercier pour ces deux années et pour tout ce que nous avons appris à vos côtés. L’équipe fizzy passe à autre chose mais nous nous reverrons bientôt. Pour toute question, vous pouvez contacter support.fizzy@axa.com jusqu’au 31 décembre 2019. »

C’est en septembre 2017 que l’assureur a lancé Fizzy, une assurance automatique basée sur la crypto monnaie Ether, pour couvrir les retards des vols. Le principe était simple : si l’avion avait plus de deux heures de retard ou plus, le client était indemnisé de manière automatique, quelle que soit la raison du retard. « Le passager n’a même pas besoin d’effectuer une réclamation », nous avait expliqué en mars 2018 Laurent Benichou, directeur R&D au sein de Axa. « La blockchain doit s’ouvrir aux pros du voyage », estimait-il.

11 000 polices en un an

Axa s’appuyait sur les bases de données de l’entreprise FlightStats et d’OAG. L’assureur travaillait sur le réseau Ethereum – concurrent du bitcoin-, ce qui lui permettait de « solliciter de manière autonome » les informations nécessaires à l’exécution automatique de l’indemnisation.

Reste que le produit -créé à ses débuts sur un périmètre restreint de vols- n’a visiblement pas rencontré son public. Un an après son lancement en 2017, Fizzy avait enregistré environ 11 000 polices et réalisé une centaine d’indemnisations, selon les chiffres fournis par Axa et publiés par notre confrère L’Usine Digitale.

Linda Lainé – L’Echo touristique