Un constat qui pousse Amadeus à multiplier les initiatives pour réduire son empreinte carbone mais aussi à renforcer la collaboration sur le sujet pour faire avancer l’industrie.

Rechercher le tarif d’un vol le plus attractif, ne pas trier ses mails ou encore stocker ses photos de vacances dans le Cloud, autant d’usages du numérique qui ont un impact environnemental non négligeable. Le think-tank The shift Project estime que le numérique est responsable de 4 % des GES. Dans la mise à jour d’une étude réalisée en 2016, le chercheur suédois Anders Andrae a constaté que sans une augmentation spectaculaire de son efficience, l’industrie des technologies de l’information et des communications pourrait utiliser jusqu’à 20,7 % de toute l’électricité d’ici 2025.

Actuellement, la consommation énergétique des centres de données du monde entier est estimée à environ 200 térawattheures (TWh) chaque année, dépassant la consommation d’énergie annuelle de pays entier. Dès 2015, Amadeus s’est mobilisé pour réduire son empreinte en s’engageant à geler ses émissions mondiales au niveau de 2014. La société intègre depuis cet axe dans la culture de l’entreprise. L’exploitation totale d’énergie renouvelable pour alimenter ces centres de données, figure parmi les objectifs que la firme madrilène s’est fixée.

Des efforts en interne

Jusqu’à présent Amadeus s’est appuyé sur les compensations de carbone du Mécanisme de développement propre (MDP) de l’ONU. À travers des projets d’électrification rurale utilisant des panneaux solaires ou l’installation de chaudières plus économes en énergie, Amadeus indique avoir compensé plus de 32 000 tonnes de CO2 depuis 2015. L’activité des data centers du la firme constitue actuellement plus de la moitié de sa consommation d’énergie et de ses émissions de CO2 dans le monde.

En s’appuyant sur les Garanties d’Origine, Amadeus prévoit de réduire d’environ 50 % l’ensemble des émissions de son entreprise. Bien qu’il soit certifié par le TUV SUD depuis 2010 pour son efficacité énergétique, le centre de données d’Amadeus n’a pour le moment pas permis de réduction globale de la consommation d’énergie ou d’émissions. Une situation normale compte tenu de la forte croissance qu’a enregistré l’entreprise à cette période, justifie Tomas Lopez Fernebrand, SVP, General Counsel & Corporate Secretary, Amadeus.

L’affaire de tous

Le deuxième volet de la stratégie d’Amadeus consiste à aider ses clients à réduire leur impact. Pour améliorer l’efficacité opérationnelle et environnementale de sa clientèle, la firme indique investir 2 millions d’euros chaque année en R&D. Son système de gestion aéroportuaire optimise par exemple la planification des mouvements des aéronefs au sol, réduisant leur consommation en minimisant le temps de roulage sur les pistes. L’Union européenne estime à plus de 120 millions d’euros les économies de carburant liées à l’adoption de ce système à l’échelle européenne, permettant une réduction de plus de 250 000 tonnes des émissions de CO2.

Une prise de conscience générale est essentielle pour faire avancer l’industrie sur le sujet. C’est pourquoi Amadeus travaille main dans la main avec des institutions comme le World Travel and Tourism Council et des institutions académiques comme la Griffith University. La production et la maintenance du Global Sustainable Tourism Dashboard, un tableau de bord mondial du tourisme durable mis au point avec l’Université du Surrey au Royaume-Uni et le Griffith Institute for Tourism, est également un exemple de la prise de conscience générale au sein de l’industrie.

Hugo Pellegrin- T.O.M