Bolloré a annoncé mercredi avoir conclu un accord avec les fonds Amundi PEF, BPI France et Socadif Capital Investissement pour céder sa participation de 55% dans Wifirst, un fournisseur d’accès à internet par Wifi.

Le groupe Bolloré a annoncé mercredi avoir conclu un accord avec les fonds Amundi PEF, BPI France et Socadif Capital Investissement pour céder sa participation de 55% dans Wifirst, un fournisseur d’accès à internet par Wifi.

Treize ans après avoir réalisé plusieurs investissements dans les télécoms, l’opération devrait générer pour le groupe de Vincent Bolloré « environ 115 millions d’euros » en trésorerie et « une plus-value consolidée d’environ 85 millions d’euros », précise le communiqué du groupe.

L’opération devrait être finalisée début octobre 2019, selon un communiqué du fonds Amundi.

Créé en 2002, Wifirst gère plus de 150.000 points d’accès Wifi dans des lieux collectifs comme des hôtels, des résidences universitaires ou encore des campings. La société a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 49 millions d’euros.

« Avec cette association, nous nourrissons l’ambition d’accélérer la croissance de Wifirst, avec la mise en oeuvre de projets d’envergure », a déclaré Romain Bled, directeur associé chez Amundi PEF, cité dans le communiqué.

La société compte notamment développer son infrastructure en France et à l’étranger et conquérir de nouveaux marchés (distribution, santé).

En 2006, le groupe Bolloré avait également remporté, au sein d’un consortium baptisé Bolloré Télécom, 12 des 49 licences régionales Wimax (version longue distance du Wifi) attribuées par l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep), jusqu’en 2026.

Le Wimax n’avait pas rencontré le succès escompté face à la concurrence d’autres technologies (développement de l’ADSL, de la fibre et des réseaux mobiles) mais l’arrivée de la 5G, qui doit utiliser les mêmes bandes de fréquences, a rebattu les cartes.

Bolloré « possède des licences en fréquence 3,5 GHz offrant une couverture sur l’ensemble du territoire français permettant de déployer un réseau », selon le communiqué du groupe.

Challenges.fr