Inauguré jeudi, le nouvel hôtel Campanile de la place Méliès, à côté de CinéLoire, compte 75 chambres. Un nouveau concept articulé autour de l’espace.

A Tours-Nord, la place Méliès s’étoffe avec l’ouverture de restaurants (Au Bureau, les burgers de 231 East, Wasawook) à côté du multiplexe CinéLoire et de l’hôtel Campanile (3 étoiles). Ouvert le 10 avril, il a été inauguré jeudi par des élus, ainsi que l’investisseur, le groupe P.A. Holding, et des représentants de Louvre Hotels Group, racheté par le deuxième groupe hôtelier mondial, le Chinois Jin Jiang.
Fini le Campanile à la sauce motel américain, avec ses coursives. Plus accueillant, le nouveau concept se développe autour de grands espaces : l’accueil se fait non plus à un guichet, mais au bar lounge. Des bibliothèques garnies de livres d’art permettent de se sentir sinon chez soi, du moins dans un lieu plus personnel et chaleureux qu’un hôtel de 75 chambres (70  € la nuit). Ces dernières sont soit standard (18 m2), soit familiales (24 m2), avec un petit coin salon avec canapé-télé pour se reposer ou travailler.

4,8 M€ d’investissement

Quelques chambres sont aussi modulables – elles correspondent entre elles –, ce qui peut se montrer pratique pour les familles. Moderne, cet hôtel produit lui-même son eau chaude, grâce à des panneaux solaires. Il dispose aussi d’un parking souterrain. « Nous nous situons un peu au-dessus du prévisionnel, avec un taux de remplissage de 56-57 % », se réjouit Nicolas Pomiés, l’investisseur dont la holding compte 11 hôtels entre Bordeaux et Montargis. Il était venu la première fois en 2012 pour visiter ce site, encore occupé à l’époque par Metro. Malgré quelques complications, il tenait à cette installation à Tours. « La proximité des châteaux, de l’aéroport, de l’A 10 et la présence de belles entreprises nous intéressaient. Le tramway, qui permet de se rendre en moins de 20 minutes dans le centre-ville, représente aussi un gros atout, ainsi que les restaurants et le cinéma voisin. » L’investissement pour cet établissement de 2.100 m2 représente 4,8 millions d’euros.
Le maire, Christophe Bouchet, en a profité pour parler de son envie de développer la végétalisation à Tours-Nord, rendue encore plus nécessaire après la canicule estivale. « Il s’agit d’un enjeu important, nous avons prévu des îlots de fraîcheur, avec des arbres. Nous nous attachons, avec le nouveau Plan local d’urbanisme, à défendre un habitat qualitatif et végétal ; 15 à 20 % des constructions auront des îlots en pleine terre, avec des arbres. Dans les réhabilitations des bâtiments des années 1960-1970, il faudra aussi revégétaliser et développer partout les circulations douces, pour les piétons et les cyclistes. » Un sujet qui ne manquera pas d’être développé dans les mois à venir, par lui et les autres candidats aux élections.

Raphaël Chambriard- La Nouvelle République