Une trentaine de startups et de laboratoires de recherche ont créé le Voice Lab, une place de marché qui a pour but de fédérer les acteurs Français et Européens de la Voix pour faire face aux géants chinois et américains.

L’objectif du Voice Lab ? Offrir une alternative aux propositions existantes, principalement américaines et chinoises. Parmi ses membres figurent le moteur de recherche Qwant, la startup Snips, le hub France IA ou encore CandyVoice.

Aujourd’hui, les entreprises souhaitant créer des applications reposant sur l’intelligence artificielle doivent utiliser les systèmes des géants industriels américains et chinois (Alexa, Google Home, Xio AI, DuerOS…). Des solutions qui favorisent leur propre stratégie industrielle. Or, alors que marché des assistants vocaux devrait atteindre 35 milliards de dollars d’ici 2024, il est important que les entreprises françaises gagnent leur indépendance.

« Toute entreprise qui développe et déploie des applications sur ces systèmes crée donc de la valeur au profit d’opérateurs qui sont ou seront leurs concurrents, voire leurs prédateurs. Les fournisseurs d’applications vocales, et en premier lieu les grandes entreprises françaises », écrit le collectif sur son site.

Quatre principaux objectifs

Pour faire bouger les lignes, le Voice Lab s’est donné quatre objectifs :

  • Constituer et diffuser des corpus vocaux pour entrainer des algorithmes pour la reconnaissance de la parole
  • Prendre en compte les accents, les dialectes régionaux et internationaux
  • Diffuser et entrainer les corpus auprès de la communauté francophone (274 millions de locuteurs)
  • Créer une place de marché pour stocker, naviguer,  nettoyer, enrichir et utiliser les données, concevoir des APIs standardisées et offrir des services de la voix

Julia Luczak-Rougeaux- T.O.M