Quelle part des ventes trustent Booking et Expedia ? Quels sont les autres canaux de réservation qui émergent ? Une étude de D-edge livre des réponses.

Sur la base de millions de données collectées au cours des cinq dernières années (2014-2018), D-edge a réalisé une étude sur l’évolution des ventes en ligne des hôtels. « Nous avons mesuré la performance de tous les canaux de distribution », explique Jean-Louis Boss, directeur marketing et digital de D-edge, société du groupe Accor née du rapprochement entre Fastbooking et Availpro. L’analyse porte sur un échantillon de 680 hôtels indépendants européens qui disposent de sa solution technologique, soit en dehors du périmètre des grandes chaînes. Plus de 200 canaux de vente ont été analysés : les agences en ligne (OTAs dont Booking, Expedia et HRS), les wholesalers ou grossistes tel HotelBeds, le « webdirect » (ventes directes sur les sites des hôteliers).

Booking Group (avec Agoda) représente 49% du CA digital des hôtels indépendants, Expedia Group 20%.

Les grossistes montent (un peu) en puissance

Premier constat, la distribution digitale a bondi de 46% en cinq ans, soit 3 à 4 fois plus vite que l’activité globale de l’hôtellerie européenne. « Le digital croit encore beaucoup, et ce n’est pas prêt de s’arrêter », a commenté Jean-Louis Boss, lors d’une récente présentation à Paris à des clients et partenaires. Sans surprise, les OTAs représentent 71% du chiffre d’affaires digital en 2018, contre 66% en 2014, et 72% en 2017. Un tassement tout nouveau, que l’entreprise explique.

Les wholesalers drainent 8% des ventes web des hôtels indépendants, « ce qui commence à être très significatif », contre 5% en 2014. C’est donc le canal qui enregistre le taux de croissance le plus élevé sur cinq années, avec une première place pour HotelBeds Group – générant à lui seul 5 des 8 points. Les grossistes grignotent ainsi (très doucement) des parts de marché à Booking et autres Expedia, qui restent au demeurant largement majoritaires dans le mix digital, et justifient un autre chiffre inquiétant : le taux d’annulation représente 40% du revenu généré en 2018 (contre 33% en 2014). A noter enfin que le webdirect représente 21% des ventes digitales, soit le 2e canal le plus important, mais il peine à croître.

 

 

Linda Laîné- L’Echo touristique