Le réseau social attire tous les jours près de 40% de la population française totale. Ils sont également 17 millions à être inscrits sur Instagram, son application de photos et de vidéos.

Au centre de nombreuses polémiques, sur les Gilets jaunes ou le traitement des données, Facebook n’en reste pas moins un service extrêmement populaire. 27 millions de Français s’y connectent tous les jours, a révélé Laurent Solly, à la tête du réseau social en France, dans une interview accordée au Journal du Dimanche. Ce chiffre a augmenté de 17% en deux ans, date des précédents chiffres sur l’audience de Facebook dans le pays. À titre de comparaison, près de 1,5 milliard de personnes dans le monde se connectent tous les jours à Facebook.

Le réseau social a également donné des indications plus précises concernant le succès de ses autres applications. Ainsi, 17 millions de Français sont inscrits sur Instagram, son service de photos et vidéos, enregistrant une forte hausse de 20% par rapport à début 2018 qui correspond à trois millions d’utilisateurs supplémentaires. 26 millions sont aussi des utilisateurs de Messenger. Laurent Solly n’a en revanche pas donné de chiffres précis pour l’audience de WhatsApp, l’autre application de messagerie de Facebook en France.

La question des Gilets jaunes

Dans le monde, le réseau social revendique désormais 2,3 milliards d’utilisateurs qui se connectent chaque mois à son site ou son application mobile, ou sur Messenger, son service principal de messagerie. C’est sans compter l’audience considérable d’Instagram (1 milliard d’utilisateurs) et de WhatsApp (1,5 milliard). En 2018, le chiffre d’affaires total de la galaxie Facebook a atteint 55,8 milliards de dollars, en hausse de 37 % sur un an, et son bénéfice s’est établi à 22,1 milliards de dollars.

2019 est une année particulière pour Facebook, et ce à plusieurs titres. Le réseau social fête ce lundi 4 février ses quinze ans. Il vient par ailleurs de traverser une année 2018 particulièrement difficile. Aux États-Unis et en Europe, Facebook a subi le scandale Cambridge Analytica, mettant en lumière ses mauvaises pratiques en termes de protection de la vie privée et de gestion des données personnelles de ses utilisateurs. Il a aussi dû démontrer qu’il faisait des efforts pour lutter contre la désinformation en ligne, notamment dans le cadre de l’élection présidentielle américaine de 2016. En France, Facebook a été accusé tour à tour d’avoir amplifié ou au contraire d’avoir censuré le mouvement des Gilets jaunes. «Facebook n’a ni créé ni amplifié ce mouvement», estime Laurent Solly. «Nous donnons les outils [pour que les gens s’expriment, se retrouvent et se partagent], mais nous ne favorisons aucun mouvement.»

Lucie Ronfaut-Le Figaro