Peu de professionnels se souviennent des débuts de Priceline.com. L’idée était qu’un client indiquait la destination et le montant du billet d’avion qu’il était prêt à payer et le site devait le trouver ou s’en approcher le plus possible. Ce fut un échec. Pourtant, aujourd’hui Priceline est le premier groupe online au monde.

Le groupe vient de changer son nom

L’activité principale du groupe Priceline est loin d’être Priceline.com. Le groupe annonce changer le nom de sa marque pour Booking Holdings Inc. Cela ne change rien à l’organisation mais cela peut attirer les investisseurs qui ne connaissent rien au tourisme. C’est demain 27 Février que se négociera l’action en bourse sous la dénomination BKNG.

Booking.com est le joyau du groupe

Booking.com représente maintenant à la fois la majorité des réservations brutes de la société et le bénéfice d’exploitation.
Booking.com présente sur ses sites au moins 1,5 million d’offres d’hôtels ou de locations. Booking.com, c’est aussi, en moyenne 1 million de réservations par jour. Si Priceline est surtout connu au Etats-Unis, il l’est moins sur les autres continents. Booking est aujourd’hui mondialement connu.

Booking Holding détient de fabuleuses marques

Au-delà de Priceline.com et de Booking.com, le groupe possède également OpenTable, Kayak, Rentalcars.com et Agoda.com (un site d’hébergement basé en Asie). D’ailleurs, la plupart de ces marques ont été intégrées au site booking.com récemment pour en faire un site complet de voyages et de loisirs.

Booking cherche à garder ses clients

Comme d’autres géants du tourisme (Expedia par exemple), Booking n’a pas voulu être dépassé par Airbnb. La société a donc ajouté la location d’appartements et de villas à sa panoplie. Ce fut la même démarche lorsque le groupe a acquis OpenTable, le site de réservation de restaurants. Il s’agissait de répondre à Airbnb qui avait dans sa panoplie le site Rezy.

L’objectif serait d’avoir un site global

Glenn Fogel (photo), le patron du groupe, arrivé en 2017, croit fermement que l’avenir du voyage ne sera pas d’avoir une plate-forme pour chaque produit mais celle qui intègre les hôtels aux côtés des appartements ou villas en une seule recherche.

Tout cela avec des réservations instantanées. Mais c’est ce que chercherait aussi à faire Airbnb … non ?

Au-delà de résister à la concurrence, que reste-t- il à faire ?

Glenn Fogel aura à cœur de ne pas se laisser distancer par ses nombreux concurrents. Mais il reste d’autres produits à dévorer comme les excursions et les activités ; voire renforcer son offre locative. On comprend que certains fonds d’investissements attendent sagement le réveil de l’ogre !

Serge Fabre- La Quotidienne