D’après un sondage du comparateur de vols et d’hôtels Jetcost, plus de 62 % des voyageurs français admettent avoir piqué un objet dans un hôtel au moins une fois. Quels sont les objets les plus volés par la clientèle et comment y remédier ?

Au moment du quitter l’hôtel, certains clients emportent dans leur valise shampoing, savonnettes ou charlottes mises à leur disposition dans les salles de bain. Certains vont jusqu’à enrichir leur collection de souvenirs de voyage d’une serviette. Mais les informations révélées par le dernier sondage du comparateur de vols et d’hôtels Jetcost sont pour le moins inattendues. Si les produits d’hygiène, fruits et autres friandises sont considérés comme des cadeaux aux clients, les plateaux et paniers de présentation, en revanche, ne le sont pas du tout. Et pourtant, ils disparaissent aussi… Certains clients piquent les piles de la télécommande, voire parfois la télécommande, même si elle ne fonctionne que dans la chambre. D’autres partent avec les ampoules électriques ou avec la Bible rangée dans la table de nuit. D’autres voyageurs n’hésitent pas à prendre un oreiller ou une couverture et quelques-uns échangent carrément couettes ou oreillers en duvet par des articles d’une qualité inférieure. 

La salle business : une zone sensible

Dans quelques hôtels, ce sont des tableaux, sèche-cheveux, miroirs, etc. qui sont décrochés du mur. La zone la plus sensible est la salle business, où il n’est pas rare que les ordinateurs et les imprimantes disparaissent, ainsi que les ramettes de papier.

Mais même si en général le prix unitaire des articles est peu élevé, à terme ces vols peuvent atteindre des sommes importantes. La chaîne Holiday Inn a déclaré en 2008 avoir été délestée d’un demi-million de serviettes. Plus les articles de toilette sont design ou d’une marque connue, plus ils sont piqués.


Comment ne pas attirer l’attention du personnel
Il y a des clients qui ont affiné leur technique de chapardage au point de devenir des vrais experts. Pour ce faire, ils ont développé quelques trucs pour ne pas attirer l’attention du personnel. Le meilleur moment est celui où les femmes de chambre sillonnent les couloirs avec leurs chariots pour préparer les chambres. C’est le bon moment pour s’emparer de serviettes, un peignoir ou des mignonettes d’alcool destinées au minibar. Pour dérober la vaisselle et les couverts, il suffit de se servir dans les plateaux du room service vides laissés dans le couloir par les clients ayant mangé dans leur chambre. Les petites salières ou les coquetiers ont un succès fou. Le buffet du petit déjeuner est aussi un lieu privilégié : les petits pots de confiture, du fromage et des paquets de pain sont souvent emportés. Le minibar est également une tentation irrésistible. Une fois vidées, les mignonettes de vodka et whisky sont remplacées dans le frigo remplies d’eau ou de thé.Quelles solutions adopter ?Les mesures pour contrer ces vols sont parfois compliquées et coûteuses. Dans la majorité des hôtels il est désormais impossible de piquer les cintres grâce à un dispositif ingénieux. D’autres ont équipé de micro-puces les serviettes et les peignoirs, qui chantent devant le comptoir de l’hôtel, à l’heure du check-out. Dans quelques minibars, un système électronique facture automatiquement la bouteille dès qu’elle est manipulée.

Qui sont ces voleurs ? 

62 % des voyageurs français admettent avoir piqué un objet dans un hôtel au moins une fois. Les Danois, quant à eux, arrivent en tête du palmarès des clients les plus honnêtes : 88 % d’entre eux affirment n’avoir jamais rien pris dans une chambre d’hôtel. Ils sont suivis par les Hollandais (85 %) et les Norvégiens (84 %). En revanche, 69 % des Britanniques, 76 % des Portugais, 79 % des Italiens et 81 % des Espagnols reconnaissent emporter des souvenirs lors de leurs séjours.