VIDÉO – Des associations d’exploitants hôteliers (AhTop, GNI-Synhorcat) et de l’immobilier (Fnaim, SNPI et Unis), représentant 800 professionnels, vont déposer plainte au parquet de Paris, avec constitution de partie civile, après une plainte simple datant de novembre 2015, révèle le JDD.
Les hôteliers ne sont décidément pas prêts à se laisser faire par Airbnb, Homeway ou Le bon coin. Malgré l’engouement des voyageurs pour les sites de location d’appartements, ces derniers se heurtent à une levée de boucliers visant à encadrer leur impressionnant développement. Plusieurs textes ont déjà durci les règles ; mais pas assez, semble-t-il!
LeJDD révèle que des associations d’exploitants hôteliers (AhTop, GNI-Synhorcat) et de l’immobilier (Fnaim, SNPI et Unis), représentant 800 professionnels, vont déposer plainte au parquet de Paris, avec constitution de partie civile, après une plainte simple datant de novembre 2015.



Hôtellerie : la guerre judiciaire contre Airbnb… par francetvinfo

Les griefs ne manquent pas

Les griefs exprimés ne manquent pas: violation de la loi Hoguet sur l’activité immobilière, dans la mesure où les plateformes ont un rôle d’intermédiaire entre loueurs et locataires sans pour autant détenir de carte professionnelle ; pas d’immatriculation obligatoire comme c’est le cas pour les agents de voyages ; méconnaissance des règles applicables aux activités d’assurances, etc. «Le parquet a saisi le Service national d’enquête qui a réuni beaucoup de preuves. Aujourd’hui, nous allons (…) demander que soit nommé un juge d’instruction à même d’engager des poursuites», déclare à l’hebdomadaire Me Guillaume Navarro, du cabinet Gide Loyrette Nouel.
Le tourisme français, surtout parisien, souffre depuis les premiers attentats de Paris. Le Grand Paris a accusé en 2016 une chute de 6 % des arrivées hôtelières par rapport à 2015. Parallèlement, les hôteliers estiment qu’Airbnb a réalisé 1 à 1,5 milliard d’euros de volumes d’affaires annuel (à fin septembre 2015), un chiffre correspondant au total des nuitées vendues par les loueurs inscrits sur le site.

Le Figaro